Ami prends ma lanterne car j'ai perdu ma flamme,
Mon amour est parti,
Il a jeté mon âme à bouffer au néant me laissant le c½ur vide,
Il a fait des fertiles des averses,
L'aride.
Et l'horreur du monde n'est rien en comparaison
A ce que l'amour fait à ceux qui dans l'union
Pensent oublier un peu qu'on est triste ici-bas,
Et qu'ici solitude
Est le dernier repas.
Ami regarde-moi, j'ai le c½ur qui renverse,
La mémoire de ses yeux qui me colle à la peau
Et dans les bars du port je cherche magie noire
Pour délivrer mon corps du sort qu'on m'a jeté,
Et le sourire des garcons non ne me fait plus rien
Et je commence à croire que les femmes qui ont pris d'autres femmes pour amour
Ont réglé la question, après tout dis-moi qu'est ce qu'ils ont de plus que nous ?
Si ce n'est cette force qui fait qu'ils vous oublient,
Cette horreur au fond d'eux, ouais ce monstre qui crie quand ils vous font l'amour,
Tu sais qu'ils n'oublient pas qu'il n'y a qu'à la nature qu'ils ne tiennent parole.